Vendredi 9 mai 2008

 


La performance artistique du photographe a produit un effet éclatant sur les consciences de centaines d'Israéliens et de Palestiniens. A ce jeu du Qui-est-qui, il est bien difficile de se décider. Qui est l'enfant de Jérusalem? Qui est l'enfant de Ramallah? Bien qu'elle soit sensible, la photo ne capte pas cette différence là.

La photo qui saisit le temps, le mouvement, comme la guerre prend la vie, que nous  restitue-t-elle? La vie justement. Eclatante dans l'œil de l'enfant, un sentiment extrême que dessine sa bouche, un humain en somme, rien qu'un humain. Pourtant, nous qui vivons sur la terre d'Israël/Palestine, nous ne la saisissons pas cette base commune, l'humaine condition, cette chose la mieux partagée. Des murs d'in-conscience sont figés droitement dans nos têtes, on les dirait inébranlables.

C'est triste, finalement, d'en arriver à coller des photos qui contournent les barrières de nos esprits, sur ce grand mur de la honte; alors qu'il suffirait d'y faire une brèche, une vraie, celle qui commence dans la pierre, et qui se poursuit dans les esprits…





Par Joanne A.H. - Publié dans : Billets - Communauté : Pour un monde meilleur
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