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  • Le blog de Joanne A.H.

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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 16:17
Quand l'artiste donne corps à l'esprit de la matière, on découvre le Réel sous un jour plus clair. Et si on suppose que la matière a de l'esprit, alors tout se met en mouvement dans un grand langage de connotation. Si les choses parlaient, peut être perdraient-elles de leur authentique neutralité dans notre ordonnancement du monde.

Voici un exercice d'écriture simple proposant une devinette sous la forme du "quE suis-je?".

Le paragraphe suivant est écrit à la première personne du singulier. Il s'agit plus précisément d'un objet qui se décrit, selon certains paramètres narratifs.

A vous de deviner quelle est cette chose.


" Au gré du temps qui s’égrène, page après page; entre le premier et le dernier des 365 jours qui composent une année de vie, la Réalité s’écrit en petites lettres, en menus détails jetés sur les rendez-vous de l’Existence…

Méthodique, je suis l’instrument de l’organisation : je ne me disperse pas. Mon sens de l’ordre est numéraire, hiérarchique, en accroissement. De grandeur variable, d’épaisseur certaine, j’attire à moi les mains des hommes et sens passer sur mes pelures de papier, leur hâte, leur empressement de bien faire, et de ne rien oublier. On me confie ses rendez-vous précieux et je prends soin de bien les conserver. Les mois, les saisons passent. Bientôt un an, et me voila à mon tour relégué au rang des vieux papiers.

J’ai une passion : le cuir. Mon enveloppe de cuir me protége des manipulations brutales. Blotti à l’intérieur d’un cartable, je ne pourrais pas rêver d’une meilleure situation. Mais ce que je préfère, c’est la douceur et l’élégance d’un sac de femme. Dans le charmant fourre-tout, mon année de vie passe en heureuse compagnie de mouchoirs blancs et du rimmel noir. "

QuE suis-je?

 


Par Joanne A.H.
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /Mai /2008 08:17


Si toutes les mères formaient une grande chaîne humaine, à travers les temps et les espaces, on pourrait donner à  la planète bleue, une configuration nouvelle.

Chaîne montagneuse.

Coraux des mers.

Et la belle et interminable farandole de toutes les mamans.


Par Joanne A.H.
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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /Mai /2008 14:27


La cage

On a la sensation, certains jours, que les gens se comportent comme des ombres d'humains qui courent après des mots en lettres CAPITALES, des mots forts comme la vie, qui absorbent la leur. Stade 0.

 


Babylone.

Tours de Babel, gratte-ciel, obélisques, fusées spatiales, monuments hors de portée, constructions érigées. Faites que l'homme dépasse l'humain!

 


De Babel à Babylone.

Naissance des langues et dispersion. Tout le monde parle, plus personne ne s'entend. Bilboul en hébreu. Premiers jeux Olympiques de celui (ou celle) qui gueulera le plus fort. On finit toujours par y participer. Même si de ce charabia-là, on n'en veut pas. Malentendus, qui-pro-quo, discours de sourds-dingues.
Et soudain, c'est le silence.
Silence! Chacun ronge son frein.

 
9/11

Nos langages de frontières se dissolvent dans la Nitro. Jusqu'au jour où les Tours jumelles explosent.

 


Royaume de Babylone.

L'organisation de sa société s'établit autour d'un seul principe: la hiérarchie. Tout en haut, il y a les dieux, couronnés de pouvoir. Sous les dieux, couchés à plat ventre, il y a les Hommes Libres. Crées à l'image des dieux, c'est à dire bienheureux. Quelle chance! Mais le cadeau a un prix. Ces hommes, libres, mais reconnaissants, seront les serviteurs du Pouvoir.
Sous les hommes libres, on croise le muškenū (d'où dérive le mot français « mesquin »), qui n'est pas soumis au service des rois et des dieux, plus proche d'un sujet de droits civils réglementant les ranchs et les enclos.
Tout en bas de l'échelle de cette société, on trébuche sur l'esclave. Maltraité ou bien nanti, l'esclave né et meurt ainsi. Lié par droit de vie et de mort à son maître, l'esclave appartient à son maître qui appartient à ses dieux.

 
Qui sont ces dieux qui nous prennent la tête?

Le passé n'est plus, le futur n'est pas encore. Le présent seul, est. La conscience est ce travail qui consiste à le saisir.
Mais la fatalité est une invention dont le but est de saisir quelque chose de fixe dans la mutabilité permanente du temps. La fatalité est une divinité, immanente à notre compréhension de la vie. Une femme, absente au présent, rejoue son passé, ressasse sans cesse son récit, et invoque le Destin. Comme une chanson dont elle ne connaît que le refrain, parce que plus simple à retenir.

 "On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve". Rajoutons que le baigneur n'est jamais deux fois le même homme.
Mais la définition et le jugement sont tellement plus commodes pour nos esprits réducteurs. Le jugement est un dieu coupeur d'être. Le verdict que l'on dicte sur son prochain, s'imprime en lui, et le creuse en profondeur, jusqu'à le fendre, avec la violence d'un arbre foudroyé.
Cette femme et cet homme se sont aimés, puis ils se sont tordus. De maladresses et malentendus, en jugements faciles, ils se sont condamnés l'un l'autre. La pente était glissante. Ils l'ont dévalée, la famille a tourneboulé. Mais si une fois seulement, ils avaient été capable de supposer que leur jugement pouvait être une erreur, ils auraient alors pu se reprendre, et se réapprendre.

 
Histoire de peau.

La peau tatouée est le support d'une histoire, belle ou grotesque. Le tatouage est le dessin d'une forme complète, imprimé sur une matière vivante. Si le tatouage est un Art, la peau est une toile, tendue, puis détendue, une toile vivante, en continuité avec la Nature. Et ce tatouage, si beau lorsqu'il était frais, qu'on disait chef d'œuvre, est aujourd'hui bien pale, sur sa toile de peau que le soleil et le temps n'ont pas oubliée. Que dit l'Art? Que répond la Nature? L'histoire de la toile de peau dépasse celle du dessin. Lorsque cette peau sera vieille, le tatouage se pliera à ses reliefs de l'age. Et quand viendra la mort, la toile de peau continuera encore à caresser l'infini dans la poussière, le vent et les fleurs…
Tandis que le tatouage, comme une idole brisée, ne sera plus qu'une belle idée.

 


"Idolâtrisme. The System is Babylon.

FORCE
ARGENT
HONNEUR
RESPECT
POUVOIR
TRADITIONS
SUPERSTITIONS

Toutes les idées qui se bâtissent en systèmes politique, religieux, social et économique sont des statues titanesques élevées dans nos cerveaux. Dressés aux quatre coins de nos périmètres de liberté, les piliers des idoles de toujours, sont les principes qui nous gouvernent, qui nous frustrent, qui nous emmerdent. Il est quasiment impossible de les contourner.

HYPOCRISIE
INHIBITION
NEVROSES

Jusqu'au jour on décide la dissidence.
Au dessus des divinités en –Isme, il y a la vie, plurielle, variée, changeante, protéiforme, la vie en métamorphoses.

 

Babylon: "JE VOUS NOURRIS, ET VOUS DEVORE !"

Une femme: "Tu nous a tous endormis, avec tes promesses de réussites et de prospérité"

Un homme: "J'étouffe dans ton air"

Une femme: "Avec tes questions de principe et de respect, tu as fait de nous autres, femmes et hommes, des susceptibles"

Un homme: "Vers où partir? Où n'es-tu pas?"

En cœur: " Nous n'avons plus ni dieux, ni pères. Nous avons laissé derrière nous leur colère et leur ressentiment. A présent, nous sommes seuls. Et notre enfant est né. Apprenons lui à libérer les idées. Montrons lui la vie, cette énergie sans cesse renouvelée."

Plus tard.

L'enfant: " Good-bye Babylon"

Par Joanne A.H.
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Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /Mai /2008 09:43

 


La performance artistique du photographe a produit un effet éclatant sur les consciences de centaines d'Israéliens et de Palestiniens. A ce jeu du Qui-est-qui, il est bien difficile de se décider. Qui est l'enfant de Jérusalem? Qui est l'enfant de Ramallah? Bien qu'elle soit sensible, la photo ne capte pas cette différence là.

La photo qui saisit le temps, le mouvement, comme la guerre prend la vie, que nous  restitue-t-elle? La vie justement. Eclatante dans l'œil de l'enfant, un sentiment extrême que dessine sa bouche, un humain en somme, rien qu'un humain. Pourtant, nous qui vivons sur la terre d'Israël/Palestine, nous ne la saisissons pas cette base commune, l'humaine condition, cette chose la mieux partagée. Des murs d'in-conscience sont figés droitement dans nos têtes, on les dirait inébranlables.

C'est triste, finalement, d'en arriver à coller des photos qui contournent les barrières de nos esprits, sur ce grand mur de la honte; alors qu'il suffirait d'y faire une brèche, une vraie, celle qui commence dans la pierre, et qui se poursuit dans les esprits…





Par Joanne A.H. - Publié dans : Billets - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /Mai /2008 11:22


Animation

Prestidigitation

Art de la transformation

Voir et revoir, en boucle, les boucles de ce circus-evolution.







Par Joanne A.H. - Publié dans : Billets - Communauté : Vidéo-arts
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Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /Mai /2008 11:01

La guerre est terminée.

La Hache enterrée.

L'Indien allume le calumet,

 
Quand l'Indien des Amériques lutte pour la vie,

La pierre de sa pipe tiédit.

Lorsque la hache de la guerre rougeoie,

Le calumet de la paix reste froid :

On ne trouve pas deux sources chaudes en un seul endroit.

 
Que les choses soient claires !

Entre la fume et la guerre,

Y'a pas de mystère,

C'est le calumet que l'Indien préfère.

Par Joanne A.H.
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 16:13



D'une rencontre vient le mélange
Flamme rouge, flamme jaune,
Ensemble donneront les couleurs de l'automne.
Mais pour l'instant, les fées de pigments n'ont qu'à bien se tenir!
Par Joanne A.H. - Publié dans : Billets - Communauté : Vidéo-arts
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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 08:36
(Sans trucage)

Par Joanne A.H. - Communauté : Interlignes
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 09:38

Mercredi 16 avril, à la Maroquinerie, dans le quartier le plus Méditerranéen de la capitale, à Ménilmontant, dans les altitudes Parisiennes. 
Hier soir donc, le Clan de la Watcha a balancé ses Bonnes Vibrrrrrrrrrrrations!, comme les vagues successives de la Grande Bleue.

Un mot, s'il n'y en avait qu'un?


JUBILATOIRE!!


Oran, Agadir, Barcelone, Marseille, Paris...
Accents du Sud, entre Espagne et Afrique du Nord.
Influences ethniques des peuples aux bordures de la mer du Milieu.
Chants en langues arabe, hébreu, espagnol, français, anglais.


Le projet de la Diaspora Hi-Fi.


Un rêve de musique réunissant les cultures dispersées, des peuples de la Diaspora.
Une musique nourricière, comme la Terre qui ne connait ni politique, ni race.
Là où notre identité, parfois si lourde à porter, redevient légère, fière et belle quand elle portée et élevée par cette Eclate-là!



La chanteuse: Sister K. Belle, talentueuse,
LIBRE, LIBRE, LIBRE, LIBRE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Le son: du pur electro, en ballade...


 

 

 

Par Joanne A.H. - Publié dans : Billets - Communauté : Interlignes
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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /Avr /2008 14:36



GuerreS.

Combien de conflits armés?

GuerreS plurielles.

Ceux qui se battent,

Ceux qu'on massacre,

Ceux qui se cachent.

 

PaiX.

"Veuillez signer au bas de cet accord"

Paix singulière, paix sans S,

Mais qui de son X, désigne que la route est barrée.

Il y a les vaincus, il y a les vainqueurs,

Les prochains envahisseurs.

 

InjusticeS

Silence radio,

Pas une ligne versée,

Gorge serrée,

Mutisme et violences s'incluent dans les trous noirs des bouches criantes.

 

Guillemets ouverts, j'écris,

À ceux qui ne pourront jamais fermer la parenthèse de la souffrance,

Entre crochets fermés, j'ai honte.

Par Joanne A.H. - Publié dans : Billets
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